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Industrie 4.0 : l’urgence d’agir

La transformation numérique vers l’Industrie 4.0 offre aux entreprises canadiennes la meilleure chance de rester compétitives et pertinentes dans les années à venir.  La ligne de fond?  L’accessibilité à l’ensemble de l’information représentant l’évolution de l’état de l’entreprise pour accélérer ou automatiser la prise de décision afin de synchroniser les opérations et optimiser la performance.  « Savoir, c’est pouvoir » … faire mieux.

L’investissement.  Pour bénéficier de cette stratégie 4.0, les concurrents du monde entier investiront chaque année plus de 900 milliards de dollars américains dans la numérisation de l’ensemble de leurs activités.  Les chaînes d’approvisionnement seront transformées et les entreprises ne disposant pas des capacités numériques nécessaires se trouveront dans l’impossibilité de participer et encore moins de rivaliser avec les concurrents.

Caractérisée par la valorisation des données, l’automatisation des processus décisionnels et opérationnels, l’usine intelligente nécessite l’intégration de nouvelles technologies, puis une plus grande connectivité des données et des objets. L’automatisation des procédés est une étape importante pour rendre une usine intelligente, mais pour être entièrement 4.0, une usine doit être avant tout interconnectée : les machines doivent se parler entre elles et s’ajuster en temps réel à l’offre et à la demande.

Si les dirigeants d’entreprises hésitent encore à prendre le virage 4.0, c’est qu’ils ont encore plusieurs préoccupations envers le parcours à suivre, les investissements requis et les compétences nécessaires.  Toutefois, la transformation ne peut pas attendre.  Les entreprises canadiennes doivent commencer dès maintenant leur virage numérique et se faire accompagner pour faciliter cette transformation.

 

Le Québec en retard
Depuis un an et demi, le Québec a fait des progrès importants grâce à la politique du manufacturier innovant articulée par Investissement Québec.  Malgré tout, l’industrie québécoise accuse un retard (tout comme, du reste, le Canada).  Selon l’étude Le manufacturier avancé : enquête sur l’automatisation du secteur manufacturier au Québec, publiée en 2017 par l’Alliance canadienne pour les technologies avancées, 75 % des entreprises allemandes ont automatisé leurs processus, comparativement à 55 % des entreprises américaines et à seulement 25 % des entreprises québécoises.
On trouve des usines intelligentes dans tous les pays industrialisés.  En revanche, les spécialistes affirment que les Allemands ont clairement une longueur d’avance. « Les entreprises manufacturières allemandes sont celles qui se sont le plus modernisées », affirme le PDG d’Investissement Québec (IQ), Pierre Gabriel Côté. Résultat : les entreprises allemandes sont plus innovantes et plus efficaces.  Elles fabriquent aussi des produits de plus grande qualité à moindre coût, en plus de pouvoir les mettre en marché plus rapidement.

L’industrie québécoise n’aura pas le choix de s’adapter rapidement, estime Martin Dupont, directeur général de la Société de développement économique de Drummondville.  « Les entreprises manufacturières qui ne deviendront pas 4.0 sont appelées à disparaître », affirme ce spécialiste en développement économique.

Les entreprises canadiennes ont un avantage important sur leurs concurrents dans de nombreuses régions du monde.  Le Canada possède une abondance de talents essentiels au succès de l’industrie 4.0 : ingénieurs en logiciel, informaticiens, analystes de données, etc., et les écoles continuent à fournir un flux constant de ces talents chaque année.

 

Industrie 4.0: Numérisation totale
La révolution Industrie 4.0 va bien au-delà de concepts tels que l’Internet industriel des objets et l’usine numérique.  L’enquête PwC 2016, Global Industry 4.0, révèle que de plus en plus de sociétés industrielles du monde entier mettent la transformation numérique d’Industrie 4.0 au cœur de leur stratégie commerciale.  À l’échelle mondiale, ces entreprises prévoient doubler leur niveau moyen de numérisation d’ici cinq ans, passant de 33% à 72% par an pour ce faire.  Le message de cette étude est clair : le temps de la discussion est terminé; le temps d’agir et d’investir est maintenant.

Dans tous les secteurs examinés, de l’aérospatiale à la logistique, en passant par l’agriculture, les entreprises s’attendent à devenir beaucoup plus efficaces et à réaliser d’importantes réductions de coûts grâce à des investissements massifs pour mieux bénéficier de l’opportunité numérique.   Ils prévoient que l’efficacité augmentera de 4,1% par an en moyenne jusqu’en 2020 et que les coûts diminueront en moyenne de 3,6%, ou 493 milliards de dollars américains par an au cours de la même période.  Étonnamment, un tiers des entreprises de tous les secteurs industriels prévoient des gains d’efficacité et des réductions de coûts de 20% ou plus.

Et vous? Où en est votre entreprise? Qu’attendez-vous pour franchir le pas? Notre équipe d’experts peut vous aider à réussir votre transformation numérique, contactez-nous.

 

Sources :
https://www.pwc.com/ca/en/industries/industry-4-0/canadian-pov.html 
https://www.lesaffaires.com/dossier/usine-40-un-guide-pour-effectuer-le-virage/